20.04.2009
Retour de l'Amatlich février 2009
Voilà nous sommes de retour... tous les 13
Et je laisse la parole à Claire qui nous a fait part de son journal pour ce premier voyage dans l'Adrar de Mauritanie.
C'est spontané, et c'est vrai !
Moi, c’est Claire. J’ai 13 ans et je suis partie en Mauritanie une semaine avec Sidi Randos, avec mes parents, ma sœur Marielle (18 ans) et mon frère Gautier(9 ans), et tout ce que je peux vous dire, c’est que je n’ai jamais autant eu envie de retourner quelque part que là-bas…
1er jour :
Après un décollage à 6h00 du matin, où, dans l’avion, nous avons fini notre nuit et vu de magnifiques paysages, d’Afrique notamment, nous sommes enfin arrivés à l’aéroport d’Atar. Passer du 0°C français aux 20°C Mauritaniens est assez chouette, il faut le dire. Et nous n’étions qu’en hiver!
Ayant récupéré nos affaires, nous avons rencontré Sidi, acheté des cheichs et sommes partis en 4X4 chez ce dernier. Après avoir mangé et bu le traditionnel thé, nous nous sommes autorisé une petite sieste: on s’y habitue bien ! Ensuite, nous sommes partis en 4X4 vers les Gorges de Voch’t.
Nous nous sommes ensablés dans les dunes: une vraie partie de rigolade, pour les spectateurs du moins.
Enfin, nous sommes arrivés à notre campement, entouré de montagnes rocheuses et nous avons rencontré les chameliers. Nous avons finalement profité des talents de notre cuisiner: Dah.
Le ciel s’était illuminé de milliers d’étoiles, et une bonne nuit en perspective s’annonçait. La semaine commençait plus que super bien…
2ème jour :
On aurait pu croire que le réveil à 6h30 serait un tant soit peu compliqué, mais figurez-vous que non. Après le petit déjeuner, nous avons démarré.
Nous avons marché toute la matinée et sommes montés sur les plateaux de l'Ibi Lakhdar. Arrivés en haut, le paysage de l’erg Amatlich nous en a mis plein la vue!
Les chameaux montant en empruntant un petit sentier nous ont vraiment étonnés.
Après le déjeuner, nous avons marché dans le sable plus que dans les rochers cette fois, puis nous sommes arrivés dans les dunes. Après avoir expérimenté les dégringolades dans le sable, ce qui était plutôt génial, avouons-le, nous avons assisté au coucher de soleil, avec d’un côté les gorges et de l’autre les dunes.
En un mot, c’était magnifique.
3ème jour :
Après un lever de soleil aussi beau que son coucher, nous sommes partis dans les dunes de l’Amatlich. La matinée a été vraiment géniale. Partout où nous regardions, le sable, et un arbre de temps en temps.
Le paysage était magnifique et les photos ont fusé!
Nous sommes arrivés et avons déjeuné dans le village d’El Medah, où la température frôlait les 35°C à l’ombre. Je vous laisse imaginer au soleil...
Nous avons ensuite continué à travers les palmiers sur une surface un peu plus plane en directions d’El Gleitat, avons traversé un village –totalement différent d’Atar- puis avons bivouaqué entre sable et arbustes.
4ème jour :
Nous avons continué dans le sable le matin, bien que les arbustes n’étaient toutefois pas rares. A la pause déjeuner, nous sommes, pour la plupart, aller voir des peintures rupestres entre les rochers, de nouveau présents.

C’était assez impressionnant de voir comme ça le travail de nos ancêtres, en «liberté» totale. Nous avons ensuite profité d’un point d’eau pour nous rafraîchir: c’était chouette et ça nous a, évidemment, bien rafraîchi!
L’après-midi s’est passé tranquillement entre sable et roches, puis nous sommes arrivés à notre campement, entouré de rochers.
Des femmes nous ont chanté quelques cantiques sous les étoiles, puis nous sommes allés nous coucher, pour une nuit bien agréable, une nouvelle fois.
Nous sommes repartis dans le même paysage, puis après le déjeuner, avons une nouvelle fois vu des peintures rupestres au village de N’dreynahiya. Nous avons continué en direction de la passe de Tifoujar mais avons bivouaqué un peu avant.
6ème jour :
Le matin s’est déroulé dans le sable, c’est le moins qu’on puisse dire.
Le vent était au rendez-vous et le paysage magnifique, encore une fois, même si l’on avait du sable plein la figure.
Après avoir effectué un petit bout de chemin à travers les dunes et les rochers, dans la descente de la passe de Tifoujar, nous avons déjeuné, repas délicieux, comme toujours, malgré la prime sableuse!
Nous avons continué dans la Vallée Blanche et les dunes de Nouacane, les fameuses
«dunes chantantes», où nous nous sommes bien amusés!
Nous avons bivouaqué quelques pas plus loin, au milieu des dunes de la Vallée Blanche.
7ème jour :
La matinée a été superbe, encore une fois, et peut-être encore plus qu’à l’ordinaire car c’était notre dernier jour. Nous avons déjeuné, marché quelques kilomètres et puis les 4X4 sont arrivés.
Après les «au revoir» aux chameliers, nous sommes partis en direction des gorges de Tenzent pour rejoindre la piste de la passe de N’tourvine et sommes descendus sur Tergit.
Après un déjeuner au milieu de la palmeraie et des pièces d’eau –où nous nous sommes baignés dans un petit bassin de 30 à 35°C environ- nous avons repris les 4X4 et sommes retournés à Atar.
En fin d’après-midi, nous avons visité le souk et le marché, puis sommes retournés chez Sidi où, après le
repas, une fête chez les voisins avait été organisée en notre faveur.
Notre dernière nuit s’est passée à l’intérieur, sous une tente traditionnelle ou à la belle étoile, selon les envies de chacun.
8ème jour :
Toute chose a une fin, comme on le dit toujours, et c’était justement ce matin là que l’on devait malheureusement partir.
Après les «au revoir» et les «merci beaucoup», le chemin jusqu’à l’aéroport, en 4X4 s’est passée trop vite à notre goût, et la vue de l’aéroport et de l’avion nous a fait un peu bizarre. Les yeux grands ouverts pour imprimer les dernières images de La Mauritanie, nous avons quitté Sidi puis avons embarqué.
Le voyage s’est passé à ressasser notre semaine, à revoir les images, les magnifiques paysages que l’on quittait. La France est devenue nettement moins jolie à notre retour, nous qui trouvions Paris magnifique de haut à l’aller.
La réalité s’est imposée à nous à une vitesse stupéfiante, nous qui étions encore là-bas, dans ces paysages de Mauritanie, à boire du thé, à admirer les chameaux ou encore à parler les uns avec les autres il y avait 24h.
Nous avons débarqué dans une drôle d’ambiance, nous disant que c’était terminé. Mais il faut toujours voir les choses des deux côtés, dit-on, et ce jour là n’était peut-être pas la fin, c’était peut-être le début d’une période française avant un retour au milieu des roches, du sable, et des chameaux…
Pour ma part, une chose est sûre, je reviendrai. Mais en attendant, la France est là, avec des choses totalement insignifiantes après notre superbe voyage, tel le collège et les devoirs. Alors, à bientôt, et du fond du cœur merci.
Merci Claire, et merci à tous d'avoir fait confiance à notre projet et au super encadrement de Sidi.
C'est sur nous reviendrons.
Hubert
19:53 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
31.01.2009
Sidi on arrive ! février 2009
C'est repartit !
Après quelques déconvenues de transport aérien, nous repartons avec 2 mois de retard avec Sidi.
C'est donc avec une grande joie que 5 enfants et 8 adultes (familles et amis) prendrons l'avion à Orly pour aller passer une semaine dans l'Adrar de Mauritanie.
Pour beaucoup d'entre nous ce sera une découverte, un rêve réalisé que de marcher dans le sable orangé des dunes du Malichigdane et de l'Ammatlich, sur le massif de l'Ibi Lakdhar et Ibi Lebiod, traverser la grande passe de Tifoujar, découvrir la vallée Blanche, se reposer en fin à l'ombre des palmiers de la source à Tergit. Mais aussi aller à la rencontre des nomades qui vivent dans les oasis et de l'acceuil chaleureux des Mauritaniens en général.
Il faut dire que ce sera mémorable de voir une caravane aussi importante circuler dans ce secteur (une dizaine de chameaux).
A très bientôt pour le carnet de voyage courant Mars.
Hubert
Ci dessous la carte de notre méharée...
01:18 Publié dans Randonnées | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23.10.2008
Rando en famille en Mauritanie
Bonjour à tous,
Valérie nous a concocté à sa façon un petit album de sa randonnée chamelière avec Sidi en Avril dernier.
Encore des souvenirs inoubliables avec des enfants dans le désert "magique" de l'Adrar.
Bienvenue à Valérie dans le club des "mordus" de la Mauritanie, et ce malgré la géopolitique qui boulverse en ce moment l'économie de ce pays.
Merci à vous, lecteurs, de votre fidélité, et longue vie aux amoureux du désert Mauritanien (le premier c'est T. Monod !)
A bientôt sur les traces de Sidi.
Hubert
14:03 Publié dans Randonnées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.08.2008
Salaam aleikoum
Bonjour à tous et toutes.
La rentrée est proche et le chemin de l'école pour nos chères "têtes blondes" est devant la porte...
Tous, nous allons retrouver nos collègues et le train-train quotidien !
Pour vous permettre d'échapper un peu à cette reprise nous vous proposons, Sidi et moi de vous replonger dans les témoignages du blog à l'aide des notes récentes, d'explorer les archives ou de rêver devant les photos...
Qui sait, peut-être vous envisagerez un petit circuit en amoureux ou en famille dans les mois qui viennent, les occasions ne manquent pas !
Allez voir également les circuits de Sidi Randos pour vous donner des idées.
Notre contact sidi.randos@free.fr
Bonne rentrée
Marrhaban
Sidi et Hubert
15:16 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.07.2008
... Quatre chameaux
Voici la suite des aventures de Pascale et François au Pays de Sidi...
Bonne randonnée !
Vendredi 15 février 2008
Cette semaine plus lente est placée sous le signe de Théodore Monod, notre compagnon de sieste. Nous partons avec Le Chercheur d’absolu en Méharées, nos livres de route.
« Les citadins occidentaux parcourant ce lieu religieux ne peuvent évidemment se libérer en deux semaines du poids d’un monde qui renie les joies de la contemplation, le sacrement du silence et veut, d’abord, le bruit, la vitesse, les quotidiennes excitations de l’artifice… » Nous aurons essayé…
Cette semaine de marche nous fait adopter un nouveau rythme : les réveils seront plus matinaux car il faut profiter de la fraîcheur pour marcher, l’essentiel de l’étape est fait le matin, la pause de « midi » est longue et permet de laisser passer les heures les plus chaudes : le thé, le repas, la lecture ou le jeu, le thé… et par miracle comme tous les matins, les chameaux qui avaient disparu sont revenus, et tout ce qui était éparpillé se retrouve en quelques minutes sur leur dos. Grâce à Hubert qui a tracé l’itinéraire sur une carte, nous nous repérons entre vallées et plateaux. Un grand merci !
Aujourd’hui, Sidi mesure nos capacités de marcheurs, ce sera la journée la plus longue, et on passe le test avec succès, ouf ! La fin de l’étape est facilitée par les petits cabris et la beauté des gorges de Vocht.
Nous prenons un rythme qui ne se démentira pas : après un départ ensemble, Sidi se retrouve toujours devant nous, car nous sommes d’insupportables photographes qui s’arrêtent tous les 100 mètres, pour chaque point de vue, chaque dune, acacia, chaque chèvre ou chameau, chaque caillou, chaque grain de sable… non, quand même pas ! Notre caravane de face, de côté, de dos… zut elle nous a dépassés et il faut la rattraper ! Heureusement Sidi et Mohammed Salem sont très tolérants et nous attendent régulièrement. « La caravane qui se déplace au ras du sol sur un océan pétrifié tour à tour de sable et de cailloux, est un navire. Le guide, qui en avant, interroge l’horizon et ouvre la marche en est la proue. »
Pascale veut reconnaître les quatre chameaux. Sidi : « t’as qu’à regarder l’immatriculation ! »
Aujourd’hui elle apprend le nom de Zroug, « multicolore ».
Le lendemain, la montée dans les gorges est absolument magnifique, et le reg en haut semble se refléter comme un miroir. Encore des dizaines de photos.
Aujourd’hui, c’est l’apprentissage du nom de notre deuxième chameau : El Heimer, « le rouge ». Mohamed Salem se moque poliment de ma prononciation !
La sieste est marquée par les visites des chèvres qui lorgnent les restes du repas et déambulent entre la cocote minute et la théière. François ronfle doucement, mais n’allez surtout pas le lui dire… il n’a même pas dormi ! Ce midi, le thermomètre atteint les 40°. C’est chaud pour un mois de février, même en Mauritanie.
Pendant que la caravane prend de l’avance pour aller monter la tente, nous allons au puits du village avec Mohamed Salem et Zroug qui porte les bidons d’eau. Nous jouons au chamelier, mais s’il semble facile de les faire baraquer, se lever, ou avancer, on se rendra compte rapidement que c’est toujours beaucoup plus facile… quand ils sont d’accord ! et c’est parfois une autre histoire !
Le soleil n’est pas de la partie pour notre 3e jour de marche, nous traversons les dunes de l’Amatlich avec du vent. C’est pour nous une vraie tempête de sable ! L’impression d’être perdus dans les dunes avec notre caravane, des jours de marche avant de retrouver la civilisation, notre âme d’aventuriers se réveille !
et le village d’ El Meddah se révèle derrière la prochaine dune ! Il y a quand même suffisamment de vent pour qu’on mange à l’abri dans une maison de pierre, et le repas est suivi de parties de Uno qui permettent d’initier nos hôtes qui adorent ça.
Dah va acheter des légumes dans l’oasis et nous en profitons pour découvrir l’organisation d’un jardin et de son irrigation, avec les commentaires de deux enfants fiers de nous montrer leur maîtrise de la langue française.
Le soir, à El Gleitat, le repas est suivi d’une conversation très sérieuse avec Sidi (non, pas le nôtre, un enfant venu avec sa tante pour nous vendre quelques objets). Il récite ses conjugaisons, exprime ses rêves d’aller à Nouakchott (pourquoi ? « parce qu’il y a la télévision » ; « ici, dans l’oasis, il n’y a que des nomades, des chèvres et des dattes ») et après une question franche : « pour qui tu as voté ? », il exprime sur la politique française une opinion bien arrêtée qu’avaient déjà formulée certains de nos interlocuteurs.
Le jour suivant est celui du troisième nom de chameau, Gh’zeil (diminutif de gazelle).
La marche nous amène au sommet de la passe de Tifoujar, au milieu de nulle part… où les femmes nous proposent bijoux et autres babioles. Une surprise nous attend avec le feu, c’est un méchoui cuit dans le sable. Miam !
La passe de Tifoujar se révèle à nous dans toute sa splendeur le lendemain matin. Mais François n’a pas qu’une âme de poète, c’est aussi un scientifique : « tu vois Sidi, le sable qui se dépose des deux côtés de la passe, c’est à cause du théorème de Bernoulli… etc ! ». Conclusion de Sidi : « c’est bon, j’ai tout compris, le prochain groupe, je vais leur pourrir la vie ! »… vous qui aurez un jour la chance de passer ici avec Sidi, vous êtes prévenus !
Sidi dévale la pente comme un grand oiseau blanc aux ailes déployées…
Au pied de la passe, c’est le ravitaillement en eau, et nous admirons l’agilité de Mohamed Salem qui descend au fond du puits pour remplir les bidons. Zroug n’est pas content de voir ses compagnons planqués à l’abri du vent pour l’attendre, et Pascale se révèle piètre chamelière quand le dromadaire a un autre avis qu’elle !
L’après-midi nous voit monter à la dune de Nouacane. Oh, ce n’est pas loin, on la voit de notre arrêt sieste. Mais ça grimpe ! et le soir, le bivouac sera le bienvenu. Auparavant Sidi aura ménagé le suspense avant l’arrivée au sommet. Le paysage est magnifique sur la Vallée Blanche, la lumière change avec le soleil qui baisse, les dunes font des vagues, et à part les « oh, c’est beau, qu’est-ce que c’est beau », notre seul moyen d’exprimer notre admiration, c’est de tirer encore plus de photos que d’habitude !
Mohamed Salem nous fait écouter la musique de la dune.
« La fleur rouge du feu des chameliers épanouit au ras du sol sa corolle ardente et tout autour, tandis que la théière trop pleine crachote sur la braise… » Sidi et Dah chantent la Mauritanie, Pascale et François défendent piètrement les couleurs de la chanson française, incapables de dépasser le stade des paroles du premier couplet pour tous les airs commencés.
Le sixième jour, le vent est toujours de la partie. C’est le dernier jour avec nos quatre chameaux. Nous quittons les dernières dunes. Le paysage est toujours aussi beau dans un canyon et à l’approche de Tergit où nous serons demain. Chacun notre tour, nous testons le confort du chameau, pendant que l’autre lutte contre le vent !
Ce soir, Mohamed Salem part avec ses quatre compagnons, il va rejoindre un groupe à 130 kilomètres dans trois jours… Merci à toi pour ta prévenance, ta façon d’être avec tes bêtes, toujours calme et silencieux, te faisant obéir par des gestes minuscules.
Dernier jour, Tergit.
Oasis, source, maillots de bain et baignade. En un mot, le paradis !
Le soir de retour à Atar, nous sommes les invités d’une fête organisée par Sidi à Kanawal.
Le retour à Nouakchott nous permet d’aller sur le port assister au retour des pêcheurs. Ce n’est pas la même Mauritanie que celle de l’Adrar. Ici, c’est l’Afrique Noire, un autre monde, que nous ne connaissons pas. La foule après le désert. Le bruit des vagues et des hommes après le silence. Les couleurs des bateaux et des boubous. Les enfants qui volent les poissons dans les paniers des hommes qui travaillent dur.
Merci Sidi pour ce voyage, ton organisation sans la moindre faille et ta prévenance : « Tu as mis de la crème solaire ? »… « On s’arrête il faut boire. »
Si nous revenons un jour en Mauritanie, ce que nous espérons, ce sera avec toi.
Nous restons émerveillés d’un pays si beau, aux habitants si accueillants, qui nous disent tous- et nous l’avons constaté - combien en Mauritanie leur islam est tolérant et pacifiste.
Merci Pascale et François
Et si vous voulez à votre tour tenter l'aventure...
une seule adresse: sidi.randos@free.fr
21:45 Publié dans Randonnées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.06.2008
Un 4x4 et Quatre chameaux
Pascale et François nous ont fait confiance et sont partis en février 2008 pour découvrir la Mauritanie. Voilà leurs aventures telles qu'ils les ont vécues avec notre ami Sidi.
Merci à eux :
Le désert mauritanien, on en rêve depuis 15 ans.
Un reportage à la télé de la série « Des trains pas comme les autres » nous a fait découvrir le train le plus long, le plus lent, le plus lourd du monde. Il nous fallait le prendre un jour.
Mais le désert en groupe de 12, pour nous ce n’est déjà plus le désert. C’est ce qui nous a conduit à faire appel à Sidi, qui nous a concocté un programme rien que pour nous deux.
Ne pas marcher, c’est ne pas se plonger dans le désert.
Ne faire que marcher, c’est avoir la sensation de ne découvrir qu’une infime partie d’un vaste pays. Nous ferons donc une semaine en voiture, et une semaine de randonnée chamelière.
Et la Mauritanie à l’hôtel, ce n’est pas l’Afrique. Nous avons eu le privilège d’être reçu dans la famille de Sidi : un oncle à Nouakchott, un autre à Zouerate, sa maman à Atar, et toutes les autres nuits dans un « hôtel à un milliard d’étoiles » - comprenez là de fantastiques nuits à la belle étoile, où, tels les Conquérants de Hérédia, nous vîmes « monter en un ciel ignoré … des étoiles nouvelles ». Depuis, nous cherchons désespérément la Croix du Sud dans notre ciel limousin. Nous aurons même la chance d’une éclipse totale de lune.
Décembre 2007
Depuis 3 mois le voyage est réservé avec Sidi grâce au blog d’Hubert.
Le rallye Paris-Dakar ne part plus, nous, si ! La géopolitique n’aura pas raison de nous.
8 février 2008
le visage souriant de Sidi nous accueille à l’aéroport de Nouakchott, il ne nous quittera pas pendant 2 semaines.
De vraies vacances, 15 jours sans le moindre souci, Sidi n’aura de cesse que de prévenir nos désirs, d’être attentif à chaque remarque.
Première semaine : 4*4, Sidi, Dah le cuisinier, Mohamed Lemin le chauffeur, et nous deux.
Equipés des chèches que Sidi nous a déjà procurés, nous quittons Nouakchott et son « eau courante » (des petits ânes dans les rues qui transportent en trottinant les bidons d’eau)
pour être accueillis à Atar par la maman de Sidi. Le thé, le couscous, une initiation au zig. On se sent en famille.
Après le passage à Azougui, nous rejoignons la dune qui accueillera notre camp, et pendant que nous faisons nos premiers pas dans le sable, très professionnel, Sidi manage sa petite équipe : qui monte la tente, qui va chercher le bois, qui prépare le dîner. Pendant ce temps le touriste « bulle » et prend les photos (par la suite, le touriste saura donner un coup de main !). La nuit tombe, première leçon d’astronomie.
Le lendemain, grand jour qui nous emmène à la rencontre de « notre » train.
Désert à perte de vue, rochers, dunes, camion en panne depuis quatre jours, rare végétation d’acacias. Premiers chameaux.
Pascale : « oh des chameaux ! »
Sidi gentiment moqueur : « comme c’est curieux… des chameaux dans le désert… »
Pique-nique du midi : on balaye le désert… (crottes de chameaux sous le seul arbre à la ronde, qui nous prêtera son ombre)
Le soir nous sommes accueillis chaleureusement par la famille à Zouerate, avec les trois thés déjà familiers pour nous : «le 1er est amer comme la vie, le 2e suave comme l’amour, le 3e doux comme la mort. »
3e jour, petit déjeuner vache qui rit et confiture de dattes.
Visite du passionnant petit musée géologique à Zouérate, puis de la mine de fer. Impressionnant. Nous assistons au chargement des dizaines de wagons de minerai.
Bientôt, nous montons dans l’unique voiture voyageurs qui le termine. Seuls touristes, nous y côtoyons des mauritaniens souriants et curieux de nous, intrigués de notre présence parmi eux,
Le contact s’établit tant par le biais de l’écran de l’appareil photo qui leur permet de se voir, que par le thé qui nous est offert.
6 heures et 3 virages plus tard, Dah et Mohamed Lemin nous ont rejoint avec le 4*4 pour nous emmener sur une sublime dune où nous passerons la nuit.
4e jour
Passe d’Amogjar et peintures rupestres.
Destination Ouadane ; visite de la « ville des deux oueds, celui des dattes et celui des savants »
Le soir au coin du feu, Dah nous épate avec le premier pain cuit dans le sable. On comprend qu’il ait attendu quelques jours pour nous faire découvrir cette merveille, quand on y a goûté, on le réclame quotidiennement.
On joue au coin du feu. Les crottes de chameau deviennent des rebelles et des cannibales qui doivent traverser un oued !
Le lendemain matin, un beau vieillard nous fait découvrir les merveilles qu’il a amassées dans sa maison devenue musée : multitude d’objets traditionnels, tablettes coraniques, selle de chameau, armes à feu… A ne pas louper. Moment fort quand l’homme pose fièrement pour les photos (que nous lui avons envoyées).
Cette journée magique se poursuit dans les magnifiques dunes entre Ouadane et Chinguetti. Mohamed Lemin est un virtuose du volant, on se croirait au Paris-Dakar.
La pause méridienne à l’oasis de Tanouchert est l’occasion de dépenser quelques ouguiyas auprès des femmes du village venues proposer l’artisanat local.
Fin de journée à Chinguetti. La bibliothèque d’Al Ahmed Mahmoud, protégée par une clé géante, nous dévoile ses manuscrits.
6e jour,
Comme tous les jours, désert à perte de vue, quand on aime, on ne compte pas. Mais ne vous y trompez pas, le désert a mille facettes et sait changer sans cesse. Nous voici dans le lit d’un oued, puis au pied des monts de Zarga, les cailloux ont remplacé le sable. Sous les rochers se cache le « dob » (orthographié phonétiquement), gros lézard noir que chasse Mohamed Lemin.
Le midi à l’oasis de Mheirt
nous trouvons douche régénératrice et « bissap » rafraîchissant (à nouveau phonétiquement pour cette décoction d’hibiscus).
Le soir, photo souvenir car Mohamed Lemin nous quitte.
Merci pour ta vraie gentillesse et tes réels talents de chauffeur. Nous ne resterons pas longtemps abandonnés dans le désert avec Dah et Sidi, car déjà quatre chameaux viennent remplacer les quatre roues. Quelle organisation ! bravo Sidi !
La première semaine s’achève. Sept jours de marche nous attendent. Nous sommes heureux d’être là, tout simplement.
La suite du circuit dans quelques jours... à pied
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28.01.2008
Notre voyage dans le Makteïr

J1-Ouadane - Agouedir
Départ tôt le matin de Kanawal (Atar) en 4x4 en direction d’Ouadane.
Nous déjeunons tranquillement aux alentours après avoir visité quelques gravures dans
un site peu connu à 3 kms de la ville.
Nous repartons en longeant le guelb pour arriver au fort d'Agouedir, une ruine d’un ancien comptoir Portugais.
Des femmes s’installent déjà pour nous vendre leur artisanat fait dans du grès. Puis nous repartons à l’assaut du Guelb el Richat par une des seules passes accessibles et nous bivouaquons dans les cirques du Guelb.
J2-Guelb El Richat
Le soleil nous réveille après une nuit silencieuse sous les étoiles, nous continuons notre avancée par les passages pour arriver au centre du Guelb !

Une petite escalade sur le promontoire central afin d’apprécier cet immense cirque de 50 kms de diamètre. Nous descendons prendre un thé sous la tente avec Aïcha.
Au retour nous passons rendre hommage à l’arbre de Mme Monot, au pied duquel elle attendait des jours durant Théodore partit faire des découvertes dans les environs…
C’est par une autre passe très empierrée que nous sortons du Guelb pour se rendre au puits de Tinwevri.
Une courte halte sur place et nous repartons à près de 90 km/h sur la plaine sableuse longeant les dunes de Warane pour la passe de Sbil avec ses "orgues de pierres".
Arrivés à la passe, nous nous enfonçons dans les gorges pour s’arrêter à la nuit tombante près d’une tente ou nous attend Louan le gardien des gravures rupestres.
J3- Gravures rupestres
Après un bon petit déjeuner aux biscuits (on avait oubliés de faire du pain !) nous partons avec Louan à la découverte des très nombreuses gravures datant pour certaines du néolithique et pour d’autres de la période pré-islamique (entre 0 et 1500 de notre ère).
Des centaines d’animaux y sont représentés, autruches, gazelles, girafes, mouflons… mais surtout des bovidés, des hommes, des chars …
Le repas est pris sous la tente et nous repartons par Trig chouail en direction du Fort d'EL ghalllaouiya. Les soldat nous arrêtent pour un petit contrôle et on repart en se serrant les mains, heureux d’avoir eu de la visite après 3 mois d’isolement aux confins du Sahara…
Très rapidement, nous arrivons au Fort de Bir Ziri situé sur à coté d’un petit promontoire. Du Fort il ne reste plus que les murs et les boisseaux des fenêtres. On parcourt les pièces vides pour se rendre compte du dénuement et de l’isolement du site. Nous y retrouvons Jouad l’un de nos chameliers qui est là pour nous amener à notre caravane nous attendant plus loin. Première nuit dans les dunes longeant le Maqteïr
J4-Bir Ziri - Atchiguetten
Nous nous levons en pleine forme, la nuit a été fraîche… et c’est sous un soleil radieux que nous entamons notre première journée de rando. Nous marchons d’un bon pas dans la Sebkha entre les roches de l’Adrar et les superbes dunes du Maqteïr.
Une journée sans fatigue où heureux de retrouver notre Sidi, l’Adrar, la Mauritanie quoi ! nous avons avalé 25 kms d’un coup.
Nous installons notre bivouac sur une dune au pied des falaises de l’Adrar. Une belle nuit étoilée autour d’un feu pour discuter encore de l’année passée des uns et des autres.
J5- Atchiguetten - El Beyed
Etant près de Atchiguetten, nous faisons un petit détour par le plateau afin de profiter du paysage en altitude.
Quelques tombeaux empierrés datant de la période pré-islamique dominent la vallée et les dunes du Maqteïr qui s’étendent à l’horizon.
Nous descendons pour aller déjeuner et reprendre notre marche en direction d’El Beyed. ! Nos chameliers M’hamed et Jouad nous trouvent un merveilleux endroit pour installer notre tente, entourés de superbes dunes orangées, nous avons l’impression de dormir dans du velours…
J6- El Beyed
Sidi décide de prendre plutôt le passage vers la guelta d’el beyed au lieu de la passe d’Itelefaten, cela nous permettra d’arriver directement sur les sites rupestres d’El beyed.
Nous profitons de cette superbe guelta pour faire quelques photos et prendre de l’eau pour notre cuisine. Quelques animaux préhistoriques nagent dans l’eau, des triops http://fr.wikipedia.org/wiki/Triops .
Nous déjeunons dans un oued proche de la grande plaine d’El Beyed, et c’est à un angle d’un promontoire rocheux que l’on se « gave » à nouveau de gravures rupestres.
Après une traversée brève de la plaine ou en chemin nous trouvons des bifaces, nous arrivons au musée de Islim. Islim est le chef du village et il a connu Théodore Monod.
Il a retenu ses conseils et monté seul un petit musée sur le passé néolithique et plus récent du cirque d’El Beyed afin de préserver les nombreux bifaces, galets aménagés, pointes de flèches, polissoirs, meules…
Il nous invite ensuite à passer la nuit dans le village et M’hamed originaire d’ici, nous prépare un tajine. Nous passons la soirée a palabrer sur le site et un berger nous apporte une jeune gazelle du désert qu’il a trouvé abandonnée.
J7J8- El beyed - Tarf Tazamount
Après un bon petit déjeuner nous repartons accompagné d’un troupeau de chèvres vers le site de galets aménagés et de bifaces.
Nous gravissons nos premières grandes dunes et partons en direction Tarf Tazazmount, le promontoire rocheux qui pointe au loin derrière les superbes ondulations de sable du Maqteïr.
Les journées sont un régal et nous recherchons sans cesse le sommet de la plus grande dune pour tenter d’apercevoir le désert qui s’écoule à l’infini vers le nord est.
Nous bivouaquons à l’ombre de Tazazmount dans les dunes voisines du petit village de Bou gerba. Premières parties de UNO à la lampe de poche. Faut dire qu’il fait froid et que désormais nous dormirons sous la tente !
J9- Tarf Tazazmount
Il a fait vraiment froid cette nuit, et c’est avec plaisir que nous reprenons la marche pour nous réchauffer. Après avoir été dire bonjour aux nomades et visité leur petit musée, nous nous enfonçons directement au milieu des dunes en direction de notre but ultime : le promontoire roche d’Aderg.
C’est avec beaucoup de plaisir que nous sinuons entre les dunes, que nous dévalons les pentes , que nous montons les arêtes… Nous campons dans un large creux entre les dunes blanches.
Avant notre arrivée nous avons dérangé un Fenec et son petit qui sont partis à toute vitesse de leur terrier. Ce soir c’est Isabelle qui à gagné la partie de UNO ! On a tellement rigolé que l’on a faillit mettre le feu à la tente, d’ailleurs le duvet d’Isabelle a quelque peu fondu !
J10- Tazazmount - Ederg
Encore le bon pain des Chameliers préparé la veille en le cuisant dans le sable bouillant, la Vache qui rit et la confiture de dattes ! et nous redémarrons le sourire aux lèvres ! Ederg nous voilà !
Après quelques heures aux travers des dunes sinueuses nous nous arrétons pour le déjeuner au pied des rochers, nous retrouvons un peu d’énergie. Sidi et Jouad nous accompagent pour de lancer à l’assaut du mont.
C’est tout essoufflés de la grimpette sur les dunes et les roches que nous découvrons à 380 degrés ce désert à perte de vue et les derniers contreforts de l’Adrar.
Après une descente rapide (vu la pente !!!) nous regagnons notre lieu de campement près de la piste où nous attend Mokhtar et son 4x4. Une dernière nuit dans le Makteïr avec un superbe couché de soleil comme au revoir…
J11- Retour par Chemchane et Tawaz
Au matin nous plions bagage et entassons tout le matériel dans le 4x4. Avec un grand pincement au cœur nous quittons M’hamed et Jouad qui s’en vont rejoindre leurs familles à El Beyed et Bir Ziri, Nous avons été très heureux de les connaître.
Et en route pour la Sebkha Chemchane en passant par le Tombeau de Cheik Med Fadel. Nous nous arrêtons à Jraif dans une famille pour boire un thé et prenons un passager de plus pour nous conduire par les plateaux à une curiosité géologique au nord du village de Tawaz.
C’est au milieu d’un plateau empierré que se trouve une sorte d’immense efrondement de roche comme si le sous sol avait disparu.
Retour par Tawaz (gros producteur de carottes de l’Adrar) et l’on rejoint à la nuit tombée notre cher quartier de Kanawal où nous attend la famille de Sidi. Nous repartons dans 2 jours, le temps de se remettre de toute ces émotions et de cette superbe expérience de randonnée. Sidi nous a préparé une fête afin qu’avec la famille et les amis de Kanawal nous repartions le sourire aux lèvres.
Merci Sidi pour ces jours inoubliables passés avec toi.
Hubert et Isabelle
Avis aux amateurs pour découvrir un pays accueillant, des gens souriants, un rythme de vie à votre dimension.
Contactez nous sidi.randos@free.fr
ou allez voir les circuits que Sidi peut vous proposer http://sidi-randos.blogspot.com/
11:55 Publié dans Randonnées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.11.2007
Le Makteir novembre 2007
A deux avec Sidi, sans oublier le cuisinier, les chauffeurs de 4x4, les chameliers et les chameaux !
J1-:Depart en 4x4, dejeuner aux alentour de Ouadane (fort d'agouedir) et l'apres midi a guelb el richat, nuit dans les environs.
J2-: lever tôt, passage par le puits de Tinwevri, visite des "orgues de pierres", puis les gorges et peintures rupestres de Trig chouail. Déjeuner Fort d'EL ghalllaouiya Visite petit musée et peinture rupestre , nuit à Bir Ziri (Fort)
23:10 Publié dans Randonnées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.10.2007
Le vrai blog de Sidi !
Avis à la population !
Sidi s'est lancé dans la création de son propre Blog !
Cliquez sur le lien ci-dessous pour le découvrir !
Bravo Sidi ! et bonne continuation
Hubert et Isabelle
22:15 Publié dans Conseils aux randonneurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.09.2007
Pour une bonne Méharée




"Marhaban bikoum"
20:40 Publié dans Conseils aux randonneurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.08.2007
Un cadeau pour Sidi
19:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.08.2007
Musique Mauritanienne classique
18:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Musique Mauritanienne Moderne
Cette chanteuse (griot) allie dans ses chansons l'espoir d'une Mauritanie plus moderne tournée vers l'avenir et l'ouverture.
Nous vous laissons déguster...
Pour les prochaines notes musicales nous retournerons à une musique plus traditionnelle, celle qui anime encore les "soirées" ou les hommes et les femmes dansent aux sons des tam-tam, des ardins et des chants de griot.
A bientôt
Hubert
00:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.06.2007
Randonnée de mars 2007 / J10 et fin
J10 : Nous reprenons la voiture pour retourner sur Nouakchott...
Evidemment le taxi brousse nous permet encore de faire un bout de chemin avec des hôtes imprévus !
Tout le monde est sur la route car c’est la jour du deuxième tour des élections présidentielles.. Dans tous les villages que nous traversons, c’est l’animation.
Nous avons le grand plaisir de déjeuner dans la famille de Sidi Mohammed dont la maman nous a préparé un délicieux plat de poisson. Et oui à Nouakchott, nous sommes proches de la mer et le poisson y est délicieux.
L’après-midi, sous la chaleur de la capitale, nous découvrons le marché aux voiles et aux boubous de la ville où l’animation est vraiment réelle (mais apparemment il y encore beaucoup plus de monde d’habitude lorsque ce ne sont pas les élections !).
Les couleurs sont chatoyantes et je ne sais pas comment font les femmes pour choisir leur voile devant un tel choix ! Il n’y en a pas deux pareils, mais la qualité diverge beaucoup entre les différents voiles. Certaines femmes viennent chaque jour s’en acheter un nouveau !
Après l’animation du marché, nous rejoignons la côte, sa plage et son marché aux poissons. C’est un choix de poissons impressionnant qui s’offre à nous!
Aucun pêcheur n’est sorti en ce jour d’élections et tous les bateaux sont sur la plage.
Les pêcheurs partent sur ces embarcations sans protection et sur une mer agitée…on est loin de nos gros bateaux de pêche et nous ne sommes pas étonnés que tous ne rentrent pas toujours à bon port…quel courage pour s’aventurer sur ces esquifs !
Nous passons notre dernière soirée dans la famille de Sidi pour profiter d’un dernier vrai couscous mauritanien (on en rêve encore !)…et puis on retourne à l’aéroport, l’heure du départ est arrivé et nous sommes bien tristes de quitter Sidi et son merveilleux pays …
Il n’y a donc qu’une solution : revenir l’année prochaine !
Inch Allah évidemment…
Merci Aude et Olivier, vous reviendrez c’est certain !
La Mauritanie avec Sidi c’est magique ! et personne ne sort indemne de ces contacts, de ce pays !
Tentez l’expérience et vous verrez !
Hubert
13:40 Publié dans Randonnées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.06.2007
Randonnée de mars 2007 / J9
J9 : Aujourd’hui nous atteindrons l’oasis de Terjit.
C’est le point d’arrivée de notre périple dans le désert.
Nous prenons notre temps pour bien profiter de cette dernière journée.
Le temps passe si vite !
C’est à dos de chameau que nous décidons de faire une partie du trajet, pour essayer ! J’avoue ne pas avoir été très à l’aise pour monter et descendre mais finalement une fois la haut, on est pas si mal !! Un nouveau point de vue s’offre à nous !
Par contre inutile d’attendre du chameau qu’il accélère ou ralentisse, son pas est d’une régularité à toute épreuve !
L’arrivée à Terjit est vraiment impressionnante. Cette oasis se tient au fond d’un canyon. Le contraste entre la couleur ocre et l’immense verdure est magnifique. L’eau qui y coule est très pure et nous n’hésitons pas à nous rafraîchir.
Nous retrouvons Sidi Mohammed le chauffeur, très désireux de savoir comment s’est passé notre voyage dans le désert !
Ces retrouvailles s’accompagnent du départ de nos chameliers, que nous remercions encore pour nous avoir accompagné pendant ce voyage !
C’est sûr lorsque nous reviendrons, nous voulons qu’ils repartent avec nous !!
La soirée sous les tentes de l’oasis est particulièrement agréable même si la nuit nous avons la compagnie des moustiques qui ne nous épargnent pas ! Et oui l’oasis, contrairement au reste du désert, est humide !! Nous l’avions oublié…
Encore une dernière nuit au calme, le nez dans les étoiles... Demain ... ne pas y penser !
13:34 Publié dans Randonnées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.06.2007
Randonnée de mars 2007 / J8
J8 : Après quelques heures de marche, nous nous arrêtons dans une oasis où nous passerons la nuit.
Un après midi de repos est au programme !
Notre aubergiste nous accompagne dans l’oasis pour nous faire visiter son jardin. Il nous montre son système d’irrigation. Deux puits assurent l’irrigation de son jardin. Au fil des années, le niveau de l’eau diminue mais pour l’instant la verdure est toujours bien présente !
Nous passons l’après-midi à discuter avec des femmes mauritaniennes et nos amis Sidi, Houssein et Dah.
Les thés s’enchaînent et les discussions ne tarissent jamais : élections en Mauritanie, éducation, rôle de la femme, nous sommes étonnés de la facilité de ces femmes à aborder tous les sujets.
Chaque jour nous profitons un peu plus de l’hospitalité mauritanienne…
Nous passons encore une soirée au son des tam-tam et des chants des femmes…les hommes écoutent..
La soirée se termine par une partie de jungle speed avec 5 mauritaniens et malgré la barrière de la langue qui parfois nous sépare, les fou rires sont bien les mêmes !
A quand la revanche au Jungle Speed ????
21:35 Publié dans Randonnées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.06.2007
Randonnée de mars 2007 / J7
J7 : Nous découvrons les plateaux de ce désert...
…et nous avons plus de facilité à marcher que dans le sable !
Quelques femmes croisent notre route et après quelques minutes de discussion, elles s’interrogent sur mon âge. Elles pensent que j’ai 12 ans !!! Je veux bien faire jeune mais à ce point..Quand elles apprennent que j’ai 25 ans, elles n’osent le croire…le voile doit faire femme…
Ce soir nous faisons le méchoui !
L’objectif de la journée est donc d’acheter une chèvre.
Le choix a été assez rapide et nous passons l’après – midi à marcher avec les chameaux et la chèvre !
C’est à nouveau près d’un campement de nomades que nous passerons la nuit. Ils nous accueillent toujours aussi chaleureusement.
Pendant que les chameliers s’occuperont du sort de la chèvre, nous partons à la rencontre du campement.
Ils ont dressé plusieurs tentes dont une vraie tente mauritanienne en poil de mouton (chameau ?). La taille de la tente est impressionnante. Les femmes nomades nous montrent comment elles font la crème en battant leur beurre. Nous sommes bien loin de la vie parisienne !
Sidi, Dah et Houssein sont vraiment tout excités à l’idée de manger de la viande ce soir ! Nous la partagerons évidemment avec les nomades. Après quelques heures de cuisson sur la braise, est venue l’heure tant attendue par tous de manger ! Un vrai méchoui dans le désert, ça mérite d’être goûté !
Et le ventre plein ils oublient qu’il y a un « demain »…
18:10 Publié dans Randonnées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.06.2007
Randonnée de mars 2007 / J6
J6 : Nous découvrons un nouveau désert, plus rocailleux.
Le désert, ce n’est donc pas que du sable à perte de vue !
Les courbatures ont disparu et nous avançons à un bon rythme.
Sidi n’oublie pas de nous chanter quelques chansons lorsque nous traînons un peu.
Le ciel est toujours assez nuageux et finalement ce n’est peut être pas plus mal car nous évitons la chaleur trop forte.
Après le déjeuner, nous ne tardons pas à être rejoint par des femmes nomades. Elles se déplacent à la recherche de touristes pour vendre leur artisanat. Elles s’installent à côté de nous et au-delà des marchandises qu’elles ont à nous vendre, elles ne tardent pas à nous parler.
Une des femmes me prête un voile et tout de suite, j’ai plus de succès avec les chameliers (ça y est je ressemble à une femme) !!
Ce qui est impressionnant c’est qu’elles sont recouvertes de la tête au pied (voile, gants, chaussettes) pour se protéger du soleil alors que c’est nous qui le craignons le plus.
Nous leur achetons quelques bricoles durement négociées. L’artisanat vendu leur permet de rester vivre dans le désert malgré la tentation de repartir vers les villes. L’après midi s’avère assez sportif puisque nous grimpons en haut d’un rocher en partie recouvert de sable. C’est avec plaisir que nous troquons nos tongues contre nos chaussures de sport mais vu l’aisance de Sidi à descendre les roches en tongue, tout est une question d’habitude !
C’est un campement de nomades qui nous acceuille pour la nuit.
Après le dîner, nous rejoignons les femmes dans leur grande tente où elles vont chanter et danser. Nous sommes bercés au son des ces voix mauritaniennes.
Nous sommes une dizaine au début dans la tente mais d’autres personnes ne cessent d’arriver au fil des heures (parfois après plus d’une heure de marche). Tout le monde vient profiter de ces plaisirs simples.. C’est à peine si nous réalisons que nous sommes en plein désert, dans une tente nomade, seuls au milieu de ces dizaines de mauritaniens…
On a l’impression d’être dans un autre monde…
Et puis le voile de la nuit tombe sur eux , la tête pleine de regards, de sourires et les emporte dans les dunes jusqu’aux aurores…
12:43 Publié dans Randonnées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.06.2007
Randonnée de mars 2007 / J5
J5 : Après une nuit pluvieuse…
Nous repartons à la fraîche (Sidi a mis sa polaire !) et c’est impressionnant de voir la végétation qui s’est développée pendant la nuit.
Nous ne souffrons donc pas de la chaleur pour découvrir toujours un peu plus ce désert qui s’offre à nous.
La couleur du sable qui varie selon les endroits..blanc, orange, jaune nous enchante.
Pour le déjeuner nous avons pris nos habitudes : Dah fait office de cuisinier, aidé de Sidi, pendant que Houssein prépare le thé !
ous sommes vraiment heureux de découvrir nos chameliers qui après la timidité du 1er jour, discutent et s’ouvrent à nous.
Après le déjeuner nous ne résistons pas à l’appel d’une partie de jungle speed avant la traditionnelle sieste.
Dès le 2e jour nous commençons à ressentir cet attachement au désert dont nous a parlé Sidi, on s’y sent tellement bien…
Marcher, discuter, observer, tout ça dans un calme extraordinaire !
C’est sous un ciel beaucoup plus clément que nous montons notre bivouac.
Ce soir, par contre, c’est décidé, nous faisons à manger !
Notre défi est de montrer à nos amis, que non ! , les pâtes ne cuisent pas pendant 1 heure !
On passe un repas près du feu et en échange de cette nouvelle façon de cuisiner, Dah nous montre comment faire la galette.
Elle a l’air tellement bonne que nous n’arrivons pas à attendre le lendemain matin pour la gouter..miam quel délice !
Bonne nuit sous le ciel serein et étoilé
18:55 Publié dans Randonnées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.06.2007
Randonnée de mars 2007 / J4
J4 : c’est parti !! On entame notre marche dans le désert…
Nous sommes accompagnés de Dah et Houssein, nos deux chameliers et leur 4 chameaux.
Nous partirons donc sans cuisinier mais Sidi nous rassure en nous vantant ses mérites de cuisinier !
Les premières heures de marche dans le désert sont assez envoûtantes …
Nous ne tardons pas à marcher pieds nus pour vraiment sentir le désert.
Une chance que le sable ne soit pas trop chaud!
Pas si facile que ça de marcher dans le sable… ou du moins assez fatigant en fait quand on n’est pas habitué !
Au rythme des pauses, des discussions, des chants de Sidi, nous avançons dans ce paysage minéral qui s’offre à nous.
L’arrivée dans l’oasis après 4 heures de marche est la bienvenue.
Il est environ 11h30 et le soleil commence vraiment à taper !
Nous nous arrêtons bien au frais à l’ombre des palmiers.
Déjeuner froid (il ne vaut mieux pas manger chaud dans le désert les premiers jours le midi) puis quelques jeux et une sieste bien méritée !
Nous repartons vers 16h, alors que le soleil se fait moins brûlant.
Au bout de quelques temps, le ciel commence à se voiler (tiens il peut y avoir des nuages dans le désert !).
Ne va-t-il pas pleuvoir ? Sidi nous assure que non, il ne pleut jamais dans le désert en cette saison.
Enfin nous voilà arrivés sur le lieu de notre bivouac sous un ciel bien assombri.
La tente est à peine montée que l’orage se met à tonner et qu’il commence à pleuvoir !!!
Rapidement une tente igloo est montée pour mettre nos sacs à l’abri…
Nous assistons à un spectacle MAGNIFIQUE avec un ciel noir rempli d’éclair…
Bon ! on avait quand même oublié de nous dire qu’il pleuvait dans le désert !!
Alors à demain si le temps nous laisse dormir !
23:05 Publié dans Randonnées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








































































































































